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Dossier complet sur l’ERP agroalimentaire pour bien choisir

ERP Agroalimentaire : la recette du succès face aux enjeux des industriels

L’industrie agroalimentaire reste aujourd’hui un secteur phare dans le paysage économique français puisqu’elle constitue le 1er secteur industriel représentant 180 milliards d’Euros de CA et employant près de 430.000 personnes (source : ANIA – Association Nationale des Industries Alimentaires). S’il existe de fortes disparités de tailles et métiers parmi les 17.647 entreprises du secteur, force est de constater néanmoins un point commun universel : les industriels agroalimentaires (IAA) sont confrontés à de très fortes exigences et de très fortes pressions que ce soit de la part des producteurs et des distributeurs comme des consommateurs sans oublier leurs concurrents ! Ils se retrouvent parfois « coincés », souvent « contraints » et toujours obligés de réagir rapidement pour chercher à se différencier afin de soutenir leur développement…

Dans un tel contexte, leur système d’information et notamment l’ERP agroalimentaire va jouer un rôle essentiel pour faire face à ces défis afin d’atteindre les objectifs de rentabilité, de performance industrielle, de taux de service, etc. Autant de raisons que nous reprenons dans ce dossier complet pour vous aider à faire le bon choix.

 

Quels enjeux pour les industries agroalimentaires ?

Normes de sécurité, développement durable, évolutions rapides des habitudes de consommation, nouvelles contraintes réglementaires, volatilité des prix des matières premières, pression commerciale de la GMS, etc. Les enjeux auxquels sont confrontés les industriels de l’agroalimentaire sont à la fois multiples et complexes mais ils sont surtout transverses : ils impactent toute la chaîne de valeur depuis la conception des produits et l’achat des matières premières jusqu’à la production et la distribution finale.

Évidemment, cette chaîne de valeur exige de pouvoir garantir une sécurité alimentaire et donc une traçabilité maximale en temps réel ; c’est la 1ère raison pour laquelle un ERP agroalimentaire est aujourd’hui indispensable pour gérer toutes les activités quotidiennes des IAA. En effet, le renforcement constant des exigences de traçabilité a des impacts opérationnels très forts sur tous les processus métiers obligeant à gagner constamment en productivité, en sécurité et en qualité. D’ailleurs, les acteurs de la chaîne logistique (agriculteur, producteur, distributeur, transporteur, consommateur, organismes, etc.) commencent à s’intéresser vivement à la technologie « Blockchain » pour ses apports dans la chaîne logistique globale…

La richesse fonctionnelle de l’ERP retenu sera donc fondamentale pour faire face à tous ces enjeux opérationnels de contrôle et d’automatisation dans 3 domaines principaux :

  • Les approvisionnements: avec des DLC (date limite de conservation) parfois très courtes, l’optimisation des achats et des stocks en lien avec le calcul de besoins net issu de la planification de la production est primordiale. Un ERP agroalimentaire doit permettre de maîtriser parfaitement les achats de produits et la relation fournisseurs en automatisant la gestion des flux de commandes d’achats pour réduire les coûts et sécuriser les délais d’approvisionnement.
  • La production: fonction centrale au cœur des IAA depuis toujours, le lancement des OF (ordres de fabrication) est conditionné par de multiples facteurs renforçant les exigences d’ouverture de l’ERP. Il faut récupérer les nomenclatures techniques et de fabrication provenant du PLM (Product Lifecycle Management ou gestion du cycle de vie des produits), affiner les quantités de production selon les prévisions des ventes issues de la gestion commerciale afin d’avoir une maîtrise totale du MRP (Manufacturing Resources Planning ou planification des ressources de production). Il faut aussi combiner un processus de production poussé (tout-venant des matières premières par exemple comme les légumes) et un processus de production tiré (conditionnement par exemple).
  • La distribution: aujourd’hui, un ERP agroalimentaire se doit d’aller au-delà du simple suivi de la relation client, des commandes et lots à livrer, des conditions tarifaires et niveaux de remises en cascade ainsi que de la logistique… Certes, les enjeux pour les fournisseurs de la grande distribution alimentaire portent toujours sur la maîtrise des marges (et donc des prix de revient) mais aussi désormais sur les stratégies marketing (marques propres et/ou MDD – marques de distributeur) et promotions commerciales à orchestrer avec les distributeurs pour rester compétitif…

La somme de toutes ces contraintes renforce aujourd’hui le poids des enjeux financiers pour les industriels agroalimentaires : la volatilité des prix comme la pression financière des distributeurs peuvent vite devenir très dangereuses pour les niveaux de rentabilité et la pérennité de l’entreprise.

Ces enjeux financiers sont avant tout transverses et exigent de s’équiper d’un ERP agroalimentaire intégrant des fonctions de gestion comptable et financière aussi riches et puissantes que pour les autres domaines opérationnels. Les industriels de l’agroalimentaire ne peuvent plus rester indéfiniment dans une configuration de réconciliation avec un logiciel comptable séparé : la traçabilité des flux physiques doit être en permanence associée à des flux financiers si l’on veut pouvoir disposer des bonnes informations de pilotage.

 

La transversalité de l’ERP est donc fondamentale dans l’industrie agroalimentaire

Pour maximiser les gains de productivité et sécuriser leurs marges à long terme, les industriels de l’agroalimentaire doivent s’assurer de maintenir une visibilité et un contrôle financier de plus en plus important. C’est la transversalité qui prime désormais : les différents services ne peuvent plus travailler différemment sur des logiciels hétérogènes en faisant reposer les échanges de données sur des partages de classeurs Excel ou de fichiers textes à importer.

L’ERP agroalimentaire doit donc être le réceptacle unique et centralisé des données issues de nombreux autres logiciels complémentaires du système d’information : le PLM (Product Lifecycle Management ou gestion du cycle de vie des produits), le PIM (Product Information Management ou gestion de l’information des catalogues produits), le MES (Manufacturing Execution System ou gestion des processus industriels), la CRM (Customer Relationship Management ou gestion de la relation client), le WMS (Warehouse Management System ou système de gestion d’entrepôts), etc.
Seule une solution ERP adaptée à l’agroalimentaire, unique et intégrée entre tous les domaines opérationnels et la comptabilité/finance, pourra garantir une gestion unique et centralisée des référentiels de données ainsi que la création de processus communs basés sur les bonnes pratiques du secteur. C’est d’ailleurs ce qui a guidé le groupe Fleury Michon dans sa recherche d’un ERP agroalimentaire :

« Pour redonner de l’homogénéité à l’ensemble du SI, rendre les données plus intégrées, regagner de la souplesse, converger vers des technologies bien maîtrisées en interne, ADAX s’est révélée l’offre la plus pertinente. Nous avons tout d’abord développé un core-model avec TVH Consulting, puis nous avons déployé les modules Finance, Contrôle de Gestion et Gestion Commerciale (95% des commandes en EDI) »

Christophe ROUX
Responsable Etudes du pôle ERP et Directeur du projet pour la DSI
Lire le témoignage complet Fleury Michon

L’ERP peut-il aider à faire face aux pressions des distributeurs et des consommateurs ?

Cette transversalité de l’ERP agroalimentaire devrait également permettre de mieux résister à la pression des distributeurs et des consommateurs en soutenant l’innovation pour développer la croissance de l’entreprise ainsi qu’en améliorant ses capacités de pilotage…

Soutenir l’innovation et la recherche de différenciation

Innover pour conquérir de nouveaux marchés ou tout simplement répondre aux nouvelles tendances de consommation n’est plus l’apanage de la direction générale ou du service R&D. Pour réussir, l’innovation est avant tout un travail d’équipe : de l’études des attentes consommateurs jusqu’à celle des cahiers des charges des distributeurs, chaque service peut apporter ses idées. Grâce à sa transversalité évoquée précédemment et sa capacité à centraliser les référentiels de données, l’ERP agroalimentaire va contribuer à améliorer la dimension collaborative inhérente au processus d’innovation entre les équipes R&D, qualité, production, marketing et commerciales.

Améliorer le pilotage à tous les étages

Cette capacité à organiser et traiter davantage de données de manière transverse aura aussi des répercussions positives sur le pilotage de l’activité en temps réel. Si la culture du tableau de bord existe depuis bien longtemps dans les industries agroalimentaires, l’enjeu de demain si l’on veut prendre de meilleures décisions en temps réel est bien d’enrichir la fiabilité et la pertinence des indicateurs de performance en faisant converger opérationnel et financier : calculs des marges sur la base des coûts réels, indicateurs de taux de service et de logistique avec mesure des impacts financiers liés à leurs variations.

Chaque action opérationnelle du quotidien a sa conséquence financière qui n’est pas toujours mesurée rapidement alors qu’aujourd’hui la question de fond a changé : doit-on piloter son industrie agroalimentaire uniquement par les enjeux opérationnels ? Ou prendre de l’avance en s’appuyant sur des indicateurs de performance totalement intégrés entre l’opérationnel et le financier au service de ses ambitions ?

 

Un ERP agroalimentaire doit être capable de soutenir ses ambitions de croissance

Face à ces enjeux et à l’heure où de nouvelles innovations technologiques apparaissent tous les jours, le système d’information doit pouvoir soutenir les ambitions de croissance et de développement… Les industriels de l’agroalimentaire s’intéressent aujourd’hui davantage à l’international, tant pour les approvisionnements que pour les exportations, c’est d’ailleurs un critère déterminant que Nigay a privilégié dans le choix de son ERP :

« Il était impossible d’assurer l’avenir de la société en fonctionnant avec des outils vieillissants voire obsolètes, des bases de données fractionnées et une traçabilité non optimisée. Nous avions le sentiment que nos outils de décision n’étaient plus adaptés à la croissance de l’entreprise en France et à l’international. L’objectif était donc de s’équiper à la hauteur de nos ambitions et de nos clients, grands groupes agroalimentaires mondiaux. Pour cela, nous avons choisi l’ERP SAP qui répondait à 95% de nos spécificités et le partenaire intégrateur Cadexpert pour sa connaissance fine du domaine agroalimentaire. »

Henri NIGAY
Président et Directeur Technique
Lire le témoignage complet Nigay

Aujourd’hui, seules les solutions Microsoft et SAP sont réellement capables de répondre à tous ces enjeux métiers avec une couverture fonctionnelle suffisamment riche, le respect des comptabilités internationales et une pérennité des 2 éditeurs en phase avec les durées d’utilisation de l’ERP supérieures à 10 ans dans le secteur agroalimentaire.

Pour vous aider à mieux distinguer les forces, les limites et les tendances d’évolutions des ERP Microsoft Dynamics 365 et SAP S/4 HANA nous vous conseillons de télécharger notre comparatif :

Duel au sommet ERP Microsoft Dynamics et SAP S/4 HANA

 

Choisir un ERP agroalimentaire c’est aussi choisir de conduire l’industrie du futur

Tous les industriels de l’agroalimentaire s’accordent sur le fait que la transformation numérique est une formidable opportunité pour améliorer leur performance industrielle, réduire les consommations énergétiques, proposer de nouveaux services aux clients, etc.

On parle ici du fameux concept de « l’industrie 4.0 ou industrie du futur » largement relayé dans les médias. En effet, les nouvelles technologies comme l’IoT (Internet Of Things ou objets connectés) vont permettre de multiplier les dispositifs de collecte et de traitement des données dans l’usine ou à travers les circuits de distribution pour enrichir et simplifier la gestion de la traçabilité. Autre exemple d’innovation avec l’intelligence artificielle dont les algorithmes de Machine Learning (ou apprentissage machine automatique) seront capables d’analyser d’importants volumes de données en temps réel pour prédire les éventuelles erreurs ou retards afin de prendre les mesures nécessaires en amont. Enfin, la technologie « Blockchain », évoquée précédemment, pourra également devenir incontournable afin d’assurer une traçabilité complète de l’agriculteur au consommateur final.

Autant d’innovations qui vont renforcer la dimension collaborative dans l’entreprise et qui nécessiteront un système d’information davantage ouvert et mobile. Pour intégrer plus rapidement cette révolution technologique, l’utilisation d’un ERP agroalimentaire disponible dans le Cloud sera assurément un accélérateur mais il ne faut pas oublier pour autant la dimension sécurité des industriels de l’agroalimentaire et la nécessité de disposer d’un plan de continuité d’activité grâce à une architecture Cloud hybride (hébergée et locale).

 

Comment réussir le déploiement de l’ERP ?

Pour un industriel agroalimentaire, l’ERP reste donc la 1ère solution stratégique pour se réinventer, conquérir de nouvelles parts de marché et ainsi pérenniser sa croissance. Mais déployer un ERP n’est pas un projet anodin, il est essentiel de bien définir les enjeux stratégiques et les objectifs à atteindre.

En tant qu’expert historique de l’intégration ERP, nous avons souhaité partager nos retours d’expériences et attirer votre attention sur la nécessité de garantir une implication très forte de toutes les équipes et notamment de la direction générale à chaque étape de la vie du projet. Vous trouverez dans le livre blanc ci-dessous tous nos conseils et facteurs clés de succès pour insuffler un vent de changement dans votre entreprise et réussir votre projet ERP.

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