Coopératives agricoles : quelle vision de la transformation digitale par Microsoft & TVH Consulting ?
Coopératives agricoles : TVH Consulting et Microsoft vous partagent leur vision sur l’impact de la transformation digitale pour les COOP
“ Si personne ne sait qui prend les décisions le jour J, vous perdez du temps. Et dans une usine à l’arrêt, le temps c’est de l’argent ”
Une cyberattaque, ce n’est pas qu’un problème informatique. C’est une crise d’entreprise, avec tout ce que cela implique de décisions à prendre vite, sous pression, dans un contexte dégradé. Et comme toute crise, elle révèle les failles organisationnelles autant que les failles techniques.
Ce que l’on observe systématiquement sur le terrain, c’est que ce qui aggrave la situation n’est pas tant la sophistication de l’attaque que l’absence de préparation de ceux qui doivent y répondre. Les chiffres sont sans appel : 58 % des entreprises admettent ne pas savoir comment réagir face à une cyberattaque et seulement 2 à 4 % se déclarent vraiment prêtes. Quant aux plans de réponse à incident, 45 % des organisations n’en disposent pas, et parmi celles qui en ont un, 42 % ne le mettent jamais à jour. Autrement dit, la majorité des entreprises industrielles entreraient en crise sans feuille de route. DG, DAF, DSI, Directeur de production : chacun a un rôle précis à jouer. Encore faut-il l’avoir défini avant que la crise éclate.
Avant même de parler de réponse à la crise, il y a un sujet que l’on sous-estime : la détection. Les attaquants ne se signalent pas. Leur objectif est de rester le plus longtemps possible invisibles dans le système (en moyenne 2 à 3 semaines), le temps de se déplacer, de gagner des droits, d’identifier les actifs les plus précieux et de mettre en place leurs canaux d’exfiltration. Ce n’est qu’une fois ce travail accompli qu’ils déclenchent l’attaque visible : le ransomware, le chiffrement, le blocage.
Résultat : quand l’entreprise réalise qu’elle est compromise, il est souvent déjà trop tard pour limiter l’étendue de la compromission. D’où l’importance cruciale de se doter des bons outils de détection, ceux qui permettent d’identifier une situation anormale avant qu’elle ne devienne incontrôlable.
Vient ensuite le premier réflexe, souvent mauvais : tout éteindre. L’intention est compréhensible, stopper la propagation, mais la conséquence est contre-productive. En éteignant les machines, on efface les mémoires temporaires, et avec elles toutes les traces qui permettront d’analyser l’attaque et d’identifier les vecteurs d’entrée. La bonne pratique, c’est de déconnecter du réseau pour stopper la propagation, sans pour autant couper l’alimentation des systèmes compromis. Une nuance technique, mais qui change tout pour la suite des investigations.
Dans une situation de crise, le temps est l’ennemi numéro un. Chaque heure perdue à chercher qui décide, qui appelle qui, comment on communique, c’est de l’argent qui part et de la crédibilité qui s’érode.
Une usine à l’arrêt ne produit pas. Ne livre pas. Ne facture pas. Les pénalités de retard s’accumulent, les clients s’impatientent, les partenaires s’inquiètent. Et si c’est l’ERP qui est touché, ce système central qui orchestre commandes, production, expéditions et facturation, c’est toute la chaîne opérationnelle qui se bloque simultanément. Dans l’industrie manufacturière, la paralysie dure en moyenne 12 jours. Douze jours sans produire, sans livrer, sans facturer.
C’est précisément là que la préparation fait la différence. Une organisation qui a anticipé, documenté ses processus de crise et formé ses équipes va prendre ses décisions en minutes là où une autre mettra des heures. Et dans ce contexte, quelques heures gagnées peuvent représenter des centaines de milliers d’euros préservés.
Une crise cyber n’est pas l’affaire du seul service informatique. C’est une mobilisation collective, où chaque décideur a un périmètre d’action précis. Le problème, c’est que ces rôles sont rarement définis avant la crise. On se retrouve alors à se marcher dessus, à perdre un temps précieux en arbitrages improvisés, au moment où tout le monde devrait être concentré sur l’essentiel.
La vraie question n’est pas « sera-t-on attaqués ? » mais « quand ? ». Les groupes cybercriminels sont aujourd’hui structurés comme de véritables entreprises, avec des outils, des process, des spécialisations. Les incidents se comptent en dizaines par jour. Pour un industriel, la probabilité d’être ciblé un jour n’est pas une hypothèse d’école.
Ce qui distingue les organisations qui s’en sortent bien de celles qui subissent des semaines d’arrêt, c’est une seule chose : la préparation.
Concrètement, cela signifie trois choses.
La réglementation pousse de plus en plus les industriels dans cette direction. NIS2, dont les exigences sont contraignantes pour les entreprises qui y sont soumises, impose explicitement de définir des processus de gestion des incidents, de continuité d’activité et de reprise et d’en tester régulièrement l’efficacité. Ce n’est pas une option, c’est une obligation.
L’ISO 27001, norme volontaire, offre quant à elle un cadre structurant pour construire cette maturité dans la durée : identifier ce qui est critique, mettre en place les mesures adaptées, les maintenir et les améliorer en continu.
Dans les deux cas, le message est le même : la préparation à la crise ne s’improvise pas. Elle se construit, se documente, se teste et elle implique la direction, pas seulement les équipes IT.
C’est peut-être le message le plus important à retenir. La cybersécurité reste trop souvent cantonnée à la salle serveurs. Or une cyberattaque qui paralyse l’ERP, c’est une crise qui touche la production, les finances, la relation client, la réputation. C’est un sujet business, qui doit être porté au niveau du CODIR.
Si la direction ne s’empare pas du sujet, il restera en coin de table, sous-financé, sous-préparé. Et le jour où la crise arrive, parce qu’elle arrivera, personne ne sera vraiment prêt.
Se faire accompagner sur ces sujets suppose de travailler avec des interlocuteurs qui parlent les deux langues : celle de la cybersécurité et celle de l’ERP. Là où un expert cyber externe doit d’abord comprendre votre environnement ERP avant de l’auditer, TVH Consulting et sa filiale Fidens partent déjà de l’intérieur. Une longueur d’avance qui, le jour J, peut faire toute la différence.
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Consultant en cybersécurité depuis 9 ans, j’interviens sur toutes les problématiques de gouvernance, risques et conformité et j’accompagne également les clients à choisir la meilleure offre pour renforcer leur maturité cybersécurité.
Partenaire de référénce des éditeurs Microsoft, SAP et Talend, le groupe TVH Consulting est intégrateur expert de solutions ERP, Data, BI, CRM et Cybersécurité avec plus de 600 collaborateurs qui s’engagent sur 100% de réussite des projets IT.

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