Coopératives agricoles : quelle vision de la transformation digitale par Microsoft & TVH Consulting ?
Coopératives agricoles : TVH Consulting et Microsoft vous partagent leur vision sur l’impact de la transformation digitale pour les COOP
Longtemps considéré comme le compromis idéal entre modernité et maîtrise, le cloud hybride montre aujourd’hui ses limites. Face à la multiplication des cybermenaces et aux exigences croissantes en matière de souveraineté numérique (RGPD, SecNumCloud), de plus en plus de PME et ETI envisagent désormais le grand saut vers un modèle full cloud. Cette transition, loin d’être un simple choix technologique, redéfinit en profondeur les stratégies IT des entreprises françaises. Mais cette trajectoire est-elle réellement inéluctable ? Et surtout, est-elle adaptée à tous les contextes ?
Si l’hybridation a permis de moderniser les systèmes d’information, plusieurs facteurs poussent aujourd’hui les entreprises à dépasser ce stade intermédiaire.
La sécurité constitue le premier défi majeur. Maintenir un écosystème hybride sécurisé représente un effort considérable, particulièrement pour les structures de taille moyenne. « Les PME n’ont souvent ni les ressources, ni les compétences, ni l’infrastructure pour assurer la sécurité de leurs données et garantir une véritable continuité d’activité », explique Laurent Buisson, responsable pôle ERP & BI chez BCSYS. Dans ce contexte, une cyberattaque devient fréquemment l’élément déclencheur qui pousse une entreprise à basculer son ERP dans un environnement SaaS sécurisé.
La dette technique représente le deuxième obstacle. Gérer simultanément deux mondes implique une double complexité et des coûts élevés difficiles à absorber. « Il faut des équipes à la fois compétentes sur le on premise et sur le cloud… Ce qui représente un coût souvent trop compliqué à gérer », souligne Allan Mourtialon, architecte des SI chez Calliope. À cela s’ajoute un constat technique : les infrastructures sur site se déprécient rapidement et peinent à supporter les innovations comme l’intelligence artificielle.
Enfin, la pénurie de talents sur les technologies vieillissantes accélère le mouvement. « Trouver un développeur Cobol relève aujourd’hui du parcours du combattant. Les rares experts facturent leurs services à des tarifs très élevés », indique Thierry Belliard, DSI groupe chez TVH Consulting. Le passage au full cloud permet ainsi d’externaliser cette gestion et de permettre aux équipes internes de se recentrer sur des tâches à plus forte valeur ajoutée.
Quels bénéfices concrets au-delà de la maîtrise des coûts ?
Les avantages de la migration vers le full cloud dépassent largement le simple arbitrage financier entre Capex et Opex. Trois bénéfices majeurs se distinguent.
L’agilité métier constitue le gain le plus significatif. En environnement SaaS, les équipes gagnent en autonomie et en réactivité. « Créer un environnement de test ou une copie de la production se fait en quelques clics. On peut déployer de nouveaux modules ou faire des POC sans mobiliser lourdement les équipes IT », précise Laurent Buisson. Cette souplesse opérationnelle transforme la manière dont les entreprises abordent leurs projets de développement.
La scalabilité offre une élasticité impossible à atteindre en interne. Le modèle full cloud met fin au surdimensionnement coûteux des infrastructures. « L’entreprise ne paie que ce qu’elle consomme. Ce modèle économique disruptif rend accessibles des outils puissants à des TPE et permet de concurrencer des acteurs bien plus établis », explique Allan Mourtialon. Cette démocratisation technologique rebat les cartes de la compétitivité entre entreprises de toutes tailles.
Le full cloud agit également comme un catalyseur d’innovation. Les solutions SaaS bénéficient de mises à jour continues, intégrant les dernières avancées en matière d’IA et d’analyse de données. « Au lieu de subir des projets de migration longs, coûteux et risqués, l’entreprise profite d’un flux constant d’améliorations et des derniers correctifs de sécurité, sans effort particulier », ajoute Thierry Belliard. Cette dynamique d’innovation permanente devient un avantage concurrentiel décisif.
Le processus de migration vers le cloud représente un défi technique réel, particulièrement pour les entreprises disposant d’un patrimoine applicatif ancien. Les éditeurs ont cependant développé des solutions pour accompagner cette transition.
Des outils de migration progressive permettent désormais de limiter les ruptures. « Il est possible de synchroniser une version on premise récente de l’ERP avec sa version SaaS. La migration se fait en arrière-plan, sans interrompre le travail des utilisateurs », détaille Laurent Buisson. Cette approche graduelle rassure les entreprises soucieuses de préserver leur continuité opérationnelle. Pour les systèmes les plus anciens, une approche différente s’impose. « Une approche lift and shift est souvent privilégiée », complète Allan Mourtialon, permettant de transférer l’existant vers le cloud avant d’envisager une modernisation ultérieure.
Les garanties de service constituent un autre point de vigilance essentiel. Il convient de distinguer clairement le SLA d’infrastructure, souvent affiché à 99,9 %, du support applicatif. Les éditeurs ne s’engagent généralement pas sur les délais de résolution des problèmes fonctionnels. « Ainsi, un bug, même critique, peut être reconnu rapidement mais sa résolution peut prendre des semaines, voire des mois », prévient Laurent Buisson. Cette distinction mérite une attention particulière lors de la négociation des contrats.
Malgré ses nombreux atouts, le passage au full cloud reste inenvisageable dans certains cas précis. Quatre situations principales justifient le maintien d’une infrastructure hybride ou on premise.
« Si la trajectoire vers le full cloud semble inéluctable, il est important de rappeler qu’il n’existe pas de feuille de route universelle », indique Thierry Belliard. « Chaque migration reste un projet unique adapté au contexte, à la maturité et aux contraintes. C’est un levier de transformation organisationnelle et culturelle qui redéfinit les rôles, les compétences et la gouvernance. »
Conclusion
La transition du cloud hybride vers le full cloud s’impose progressivement comme une évolution naturelle pour les PME et ETI françaises. Portée par des impératifs de sécurité, de maîtrise de la dette technique et d’accès à l’innovation, cette trajectoire offre des bénéfices tangibles en termes d’agilité, de scalabilité et de compétitivité.
Pour autant, cette migration ne saurait être envisagée comme une solution universelle. Elle exige une analyse approfondie du contexte de chaque entreprise, de sa maturité digitale et de ses contraintes spécifiques. Plus qu’un simple projet IT, le passage au full cloud constitue une véritable transformation numérique qui engage l’ensemble de l’organisation.
TVH Consulting accompagne les entreprises dans cette transition stratégique, en proposant une approche personnalisée qui tient compte des enjeux métiers, des contraintes réglementaires et des objectifs de performance. Nos experts ERP, BI et cybersécurité vous aident à définir la trajectoire cloud la plus adaptée à votre situation.
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Certifié sur de nombreux produits Microsoft et fort d’une quinzaine d’années d’expérience, je suis impliqué dans toutes les phases techniques des projets d’implémentation de la solution ERP Microsoft Enterprise.
Partenaire de référénce des éditeurs Microsoft, SAP et Talend, le groupe TVH Consulting est intégrateur expert de solutions ERP, Data, BI, CRM et Cybersécurité avec plus de 600 collaborateurs qui s’engagent sur 100% de réussite des projets IT.

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